Maître Philippe

Nizier Anthelme Philippe naît le 25 avril 1849 à Loisieux, un petit village de Savoie, alors italienne. Il est le fils de Joseph et Marie Vachot-Pilat.

Maître Philippe est ce que l’on peut nommer : un guérisseur né. Dés son plus jeune age il soulage ses petits camarades de classe.

Mais son destin est ailleurs, il passera la plus grande part de sa vie dans la ville de Lyon.

C’est dans le courant de l’année 1860 qu’il s'y rend. Chez son oncle maternel il fait son apprentissage de garçon boucher au 22 Rue d’Austerlitz, dans le quartier dit de la Croix-Rousse. La guerre de 1870 arrive, et déjà il a une salle à Perrache, où il reçoit les malades.

Par soucis d’exercer en toute légalité il décide d’entreprendre des études  de médecine. Elles durent fort peu : de 1874 à 1875. Suite à des guérisons qu’il obtient sur des incurables la faculté le pousse sans ménagement vers la porte de sortie. Sans soutien de la médecine officielle mais libre, il peut dès lors poursuivre sa mission de relèvement des corps et des âmes.

En 1877 il fait un riche mariage avec Mademoiselle Landar Jeanne (1859-1939), alors âgée de 18 ans. De cette union naissent deux enfants, en 1878 sa fille Jeanne Victoire, et en 1880 un fils, Albert, qui meurt l’année suivante.

Il partage son temps entre Lyon et l’Arbresle où il vit en famille dans sa magnifique propriété nommée le Clos Landar. En 1883 il devient locataire d’un Hôtel particulier au 35 Rue Tête d’Or, cet endroit devient alors la cour des miracles. C’est là qu’il fait quotidiennement des guérisons, guérisons ne pouvant se comparer à rien de ce qui était connu, sauf celles effectuées il y a 2.000 par un nommé Jésus.

Pour les témoins privilégiés, les auditeurs, les malades, c’est alors pendant plus de 20 ans une fréquentation, une familiarité peut-on même dire avec le surnaturel, survenant dans ce ici et maintenant si douloureux pour ceux qui venaient le voir.

Le patronyme de "Maître", qui lui fut toujours donné par ses disciples et par les malades venant le voir, est légitime. En effet, pour ressusciter les morts, faire repousser un membre ou modifier les vertus d’une plante il faut avoir la maîtrise, et lui seul la possède ; lui seul peut donc être appelé Maître.

Son influence sur la sphère politique ne se fait malheureusement pas en France, mais dans de nombreuses cours royales d’Europe, et tout particulièrement en Russie. Pris pour un espion, il est dès lors suivi, traqué par les services de police de la nation française. La mort de sa fille, une campagne de presse européenne calomnieuse le minent.
Il meurt au Clos Landar dans un éclatement de son cœur.

Il repose au cimetière de Loyasse sur la colline de Fourvière à Lyon.

Depuis 2003 son rayonnement se fait de plus en plus important. De nombreux ouvrages lui sont consacrés, mais également un DVD et un portrait sur France 3 nationale. Sa demeure du Clos Landar s’apprête bientôt à devenir un musée, plus exactement redeviendra sa maison où il pourra à nouveau reçevoir...