Paroles de Vie de Maître Philippe : la prière (5)

Avant propos : Le lecteur ne doit pas s'adonner à de faux espoirs. Une simple lecture ne suffit pas. Il faut entreprendre une étude. Et une fois acquis un aperçu de l'ensemble, il faut encore revenir à chaque enseignement en particulier, car ceux ci ne sont pas totalement dissociables les uns des autres et doivent être saisis chaque fois dans leur totale acception.

 

- Le mur que l’on sent, c’est le prix des oublis de prier. Quand on ne fait pas travailler un membre, il s’atrophie les cellules s’en vont ailleurs. Il faut percer ce mur alors on est sure que la prière est exaucée. Ne pas s’occuper des courants nerveux, et autres impressions internes, pendant la prière. Pour prier en faveur de quelqu’un il suffit de dire son nom et de demander en ajoutant : si telle est votre volonté. Cela suffit amplement aux invisibles intermédiaires. Quand on est dans une perplexité grave, on nous fait entendre distinctement une réponse, et cela quelque soit l’évolution de nos cellules. (Sédir – Mardi 11 Décembre 1904)

 

- Faut t’il, en priant tendre son imagination, se figurer le Ciel, son harmonie spirituelle etc ?  Comme Boehme l’indique ? Il se peut que ceux qui font cela soient exaucés par faveur ; mais la route est si dure ; il y a tant de ficelles tendues et d’ornières que l’on peut trébucher et les automobiles nous passer dessus. Il suffit de faire son devoir et de demander de fond du cœur. (Sédir – l’Arbresle – Samedi 12 Mai 1905)

- Ce que les gens aiment n’est pas toujours ce qui leur est bon. On dit : que votre volonté soit faite ! Mais on pense : d’abord la mienne. (Chapas – 12 Mai 1905)

- Tu demandes parfois quelque chose et ton esprit est là qui demande qu’on ne te l’accorde pas. (Golfin)

- On s’est moqué de celui qui priait : c’est pour cela qu’on ne peut plus prier. (Jacquot)

- Avant de prier reconnaître que nous sommes indignes. (Jacquot)

- Ne pas trop prier le Saint Esprit ; cela pourrait éclairer l’intelligence au détriment du corps. (Jacquot)

- Tous les matins remercier le Ciel de nous avoir protéger, demander à Dieu de ne pas succomber à la tentation, et prendre la résolution de ne pas se mettre en colère ; pardonner d’avance aux personnes qui pourraient nous faire de la peine. (M. Auguste)

- Ne pas s’adresser à l’Esprit, s’adresser à Dieu. (Applancourt)

- Ne jamais demander la maladie d’un autre. (Applancourt)

- Demandez souvent qu’on ne vous abandonne pas, demandez chaque jour votre part d’épreuves. (Applancourt)

- Pour prier, il faut de l’amour dénué de tout égoïsme de toute affection personnelle envers le malade, de tout intérêt personnel à la guérison. Puis demander comme un enfant auquel le Père accorde tout malgré qu’il sache pas très bien ce qu’il demande en priant. Que votre volonté soit faite. C’est pour cela qu’il est plus facile de prier pour ses ennemis que pour  ses amis. (Jacquot)

- Tout le monde fait son possible paraît t’il. Pour être aidé faites plus que vous pourrez. (Jacquot)

- Pensez au bien et quand l’heure sonne dîtes : je crois. (Golfin)

- Il suffit de se faire entendre. (Mme Comdamin)

- y a pas de prononciation spéciale au nom de J.C. (Sédir)

- Celui qui apprend la prière à un enfant en sera récompensé. Quand ce dernier sera devenu un vieillard cette prière que ses parents lui ont apprise à deux ou trois ans sera peut-être la seule chose dont il se souviendra de son jeune âge. Chaque fois que le petit enfant récite sa prière elle est comptée aux parents. (M. Auguste)

- Et même aux ancêtres. (Ravier- 15 Décembre 1894)