La rencontre de Bouamama avec Monsieur Philippe

Qui est Bouamama ? Ceux qui ont lu le livre d’Alfred Haehl : Vie et paroles du Maître Philippe, ont croisé ce personnage ; voici l’anecdote qui le met en scène avec Monsieur Philippe.

Bou Amama était le devin du village arabe à l’exposition universelle de 1900 à Paris. Papus lui avait parlé de M. Philippe et il avait exprimé le désir de se rendre à Lyon pour le voir. Il avait, disait-il, beaucoup de choses à lui dire. Je fus chargé de recevoir et de piloter ce vieil arabe puis de le conduire à la séance au jour que M. Philippe avait fixé. Là il resta un moment devant le Maître et je fus étonné de voir qu’il ne lui parlait pas. La séance terminée, nous descendîmes l’escalier, lui et moi, et nous allâmes nous assoir sur un banc dans la cour ou M. Philippe devait nous rejoindre. Là nous eûmes pendant vingt minutes une conversation générale, puis M. Philippe nous quitta. Et, comme j’exprimais à Bou Amama mon étonnement qu’il n’ait pas posé à M. Philippe les nombreuses questions dont il désirait l’entretenir, il me répondit : « Je lui ai tout dit, et il m’a répondu ». Je lui demandais alors : « Que pensez-vous du Maître Philippe ? » il me dit, levant l’index de la main droite : « Il est grand, il est très grand, il est le plus grand ».

   Bouamama fut une grande figure politique et militaire de son pays : le Maroc, mais également un grand croyant ; plusieurs miracles lui sont attribués, notamment en lien avec son combat armé contre le colonialisme français dans la région. Faire ici un résumé de sa vie serait trop long et nous éloignerait de notre propos, sur le net existe des pages qui lui sont consacrées.

Constatons que suite à sa rencontre avec Monsieur Philippe, Bouamama poursuivit sa lutte contre le colonialisme, ce qui tend à prouver, mais ne le savions-nous pas déjà avec Jeanne et Napoléon ? – Certains amis de Dieu reçoivent de Lui, l’autorisation de prendre les armes et la permission de tuer.

   Bouamama, lors de cette rencontre avec Monsieur Philippe, fait preuve d’une perspicacité spirituelle étonnante ; il est à nos yeux un prophète des temps modernes, particulièrement pour ceux qui suivent la religion issue du message de Mahomet. Son attitude démontre, qu’une personne d’une autre confession, peut reconnaître en Monsieur Philippe le Maître au dessus de tous et de tout. Son exemple témoigne également, que percevoir l’identité spirituelle de Monsieur Philippe n’implique pas de devoir quitter sa confession d’origine, (puisque le destin nous y a placé) ; leçon pour bien de nos contemporains, qui ne trouvant plus la sève du message chrétien et la Présence du Christ, se tournent vers des religions ou des mouvements spirituels qu’ils ne peuvent véritablement comprendre et vivre, parce qu’ils ne leur sont pas destinés.

 

    Bouamama est un homme ayant des capacités spirituelles au dessus du commun des mortels, comme le prouve l’anecdote relatée par Alfred Haehl. Mais pour nous, le plus remarquable dans cette rencontre, c’est que l’intuition spirituelle de Bouamama lui révèle l’identité de Monsieur Philippe, et ce qui l’est encore plus : c’est que sa conscience et sa foi l’acceptent, et que ses lèvres la proclament.

Bien des admirateurs de Monsieur Philippe, d’hier et d’aujourd’hui, n’ont pas été aussi loin que Bouamama, en reconnaissant aussi radicalement la grandeur spirituelle de Monsieur Philippe, et pourtant, ils le connaissent, et méditent ses paroles parfois depuis des années.

Les paroles de Bouamama : Il est grand, il est très grand, il est le plus grand, rappelle comme en écho la réponse que fit Pierre à Jésus, quand celui-ci demanda aux Apôtres : Et d'après vous, qui suis-je?

 

   Nous sommes convaincus que Bouamama a ouvert une porte entre sa religion et Monsieur Philippe, entre sa religion et le Fils du Dieu unique. Cette rencontre, et cette reconnaissance s’étant faites en France, cette porte du cœur ouverte, l’est donc tout particulièrement pour les croyants sincères de confession musulmane vivant ici. Plus généralement, la leçon pleine de gravité qu’il donne, l’est aussi pour toutes les religions, initiations, mystiques non chrétiennes ; toutes devront, à l’exemple de notre ami, reconnaître le Christ comme unique Maître – cela représentera le premier pas de l’union des religions et des mystiques, que tant de voix nous serinent depuis des décennies.

Cette union ne se fera pas par le bas, par une fusion entre elles, mais par le haut, par cette reconnaissance. Elle devra ensuite, cette reconnaissance, se décliner peu à peu par des modifications dans leurs dogmes, pratiques spirituelles, ascèses… c’est la raison pour laquelle, sur ce sujet également, le temps nous est donné – néanmoins peut-être, à un moment, compté.