Paroles de Vie de Monsieur Chapas (4)

Avant propos : Le lecteur ne doit pas s'adonner à de faux espoirs. Une simple lecture ne suffit pas. Il faut entreprendre une étude. Et une fois acquis un aperçu de l'ensemble, il faut encore revenir à chaque enseignement en particulier, car ceux ci ne sont pas totalement dissociables les uns des autres et doivent être saisis chaque fois dans leur totale acception.

 


- Ceux qui servent les forcent du Mal chercheront à tout vicier, à tout dénaturer. Prétendant s’appuyer sur la science, sur la philosophie, sur les textes sacrés. Ils affirmeront des erreurs, des mensonges, et il sera difficile d’empêcher les gens d’y croire. Ils mettront dans les livres des choses fausses et dangereuses. Dans les uns massivement, pour avoir du poids sur ceux qui acceptent tout sans examen, dans les autres il n’y en aura que très peu, de ces choses nocives, mais comme il y en aura partout, mises ici et là, tout naturellement les gens s’y habitueront et finiront par trouver cela normal. Ce sera comme un peu une mode qui s’impose. La première personne que l’on voit accoutrée bizarrement, on la remarque, parce que cela surprend, puis, peu à peu, on s’y habitue…et finalement on s’habille comme tous… c’est là le danger ! Souviens-toi qu’une faute est une faute, et ce n’est pas parce qu’elle est commise par beaucoup, par la majorité ou la presque totalité des gens, qu’elle cesse d’être une faute. Si elle ne l’est plus à leurs yeux, c’est parce que leur mental a changé, leur notion du bien et du mal s’est altérée, mais pour Dieu, c’est toujours une faute. Il importe donc que celui qui a un travail à faire voit juste. Tu comprends on te dit de garder le contact. Il faut que la notion de ce qui est juste soit bien implantée. Il ne faut pas transiger. Il ne doit jamais y avoir compromis avec l’Adversaire. Tu passeras pour dur, pour orgueilleux, pour injuste, sévère, implacable, prétentieux… peu importe. Il faut être ferme. Souviens-toi, souviens-toi toujours que le jugement des hommes ne compte pas. Celui de Dieu seul compte. (Notes inédites de Michel de Saint Martin) 
 
- Non, Dieu est trop bon pour punir, c’est nous qui créons nos punitions en faisant le mal. Dieu nous a confié le bien et le mal. A nous de faire triompher le bien, nous n’aurons rien à craindre. Quand à la maladie et aux tribulations, elles sont absolument nécessaires à la matière. Il n’y a que cela qui fasse avancer. Nous devons même en demander lorsque nous n’en avons pas, rien n’est plus utile. Lorsque vous rendez des services à quelqu’un, ne vous attendez pas jamais à des remerciements, mais plutôt à des reproches. ( Cahier de Ravier - père - 11 Octobre 1905)
 
- La liberté des autres est une chose sacrée : sous aucun prétexte nous ne devons y attenter. Comment oser supprimer la liberté de quelqu’un en quoi que ce soit. Nous qui ne sommes pas libres, car tant que nous aurons le démon en nous, nous serons des esclaves. Il ne faut jamais chercher à fouiller la vie, le passé ou le proche de quelqu’un ; il ne faut jamais chercher a avoir ou a savoir ce qui nous est caché, car à ce jeu on se brûle les yeux, on attire le malheur sur soi et sur les siens, puis on se demande ce que l’on a bien pu faire pour avoir ces adversités. A quoi bon vouloir gagner tant d’argent, pourvu que l’on ait son petit nécessaire. Tout le superflu doit être employé aux bonnes œuvres. Tout ce qui nous semble si utile passera. Il n‘y a que le bien qui se retrouvera un jour. Plus nous nous attacherons aux futilités qui nous entravent, plus nous aurons de la peine pour nous en défaire et si nous ne nous en détachons pas nous-mêmes, Dieu nous en détachera de force et nous en aurons d’autant plus de peine. (Cahier de Ravier – père – 9 Décembre 1905)
 
- Je ne connais qu’un médecin, c’est Dieu. Il peut nous soulager et nous guérir. Il ne refuserait pas à nos prières si nous étions charitables. Il faut procurer les moyens de gagner sa vie à celui qui ne l’a pas ; donner du travail à celui qui en cherche ; aller dans les familles pauvres pour donner à ceux qui n’ont pas de pain. Vous vous plaigniez que les impôts augmentent, bientôt on forcera les propriétaires à vendre leurs maisons pour payer les impôts. (Cahier de Ravier – père - 7 Avril 1906)
 
- De l’autre côté, la République est représentée par une femme nue, enchaînée sur un grabat, sur de la paille et sous une tente, un verre à côté d’elle. (paille = misère ; enchaînée = manque de liberté). (Cahier de François Galland)
 
- Un jour viendra où il faudra s’occuper de faire rentrer les loups dans leurs tanières ; pour cela il faudra une clé : charité. (Cahier de Mr Chapas)
 
- Un jour viendra où à la tête de chaque province il y aura un serviteur du Christ que nous irons consulter pour toutes nos difficultés. (Cahier de Mr Chapas)
 
- La fin du monde arrivera comme ceci : le pétrole de la lampe s’évaporera, le liquide de cette tasse s’évanouira, ton sang séchera dans tes veines. (Note inédite du frère de Mme Chapas)
 
- Un jour viendra où on gagnera l’équivalent d’une livre de beurre et d’une paire de sabots comme salaire annuel ! (Notes inédite de Michel de St Martin)
 
- Sédir est une sentinelle qui a été placée pour ceux qui passent auprès, ne s’égarent pas. (Notes inédites de Emile Besson)
 
- Il y aura bientôt sur la Terre des instructeurs qui répandront la Lumière et auront le pouvoir de prouver leur enseignement. Les choses marchent vite maintenant ; nous sommes vers la fin des temps. L’œuvre de Sédir est une préparation à la mission de ces nouveaux instructeurs. (Notes inédites de Emile Besson)
 
- Mr Philippe a fait, à l’Arbresle, pour quelques intimes, une série d’entretiens sur la vie du Christ. Le Caporal les a rédigés ; d’ailleurs tout ce qu’il a entendu du Maître et qui comprend quatre cahiers sera un jour imprimé…