Paroles de Vie de Monsieur Chapas (3)

 

Avant propos : Le lecteur ne doit pas s'adonner à de faux espoirs. Une simple lecture ne suffit pas. Il faut entreprendre une étude. Et une fois acquis un aperçu de l'ensemble, il faut encore revenir à chaque enseignement en particulier, car ceux ci ne sont pas totalement dissociables les uns des autres et doivent être saisis chaque fois dans leur totale acception.

 

- Il y a des propriétaires qui, croyant être dans leur droit, et y étant au point de vue des lois humaines, ont fait mettre à la porte des locataires qui ne les payaient pas, soit qu’ils ne le pouvaient ou qu’ils ne voulaient pas le faire. Ces propriétaires ont contractés une dette. Comment voulez vous qu’ils puissent la payer, si toutes les conditions restent ? Et bien, ils voteront pour des gens qui feront des lois telles que les propriétaires seront mis à la porte de chez eux. 

- Jadis, contre les grêles, on faisait des prières et des processions dans les campagnes. Cela mettait une barrière, une protection plus efficace que les canons paragrêles d’aujourd’hui ? On dissipe bien la grêle, puis deux. Puis les êtres qui font la grêle s’habituent, prennent force, et il vient une grêle contre laquelle le canon ne peut rien, et qui dévaste tout.

- C’est le même châtiment pour une femme qui s’arrache les cheveux blancs que pour celle qui cache un enfant infirme. La vie a droit à la lumière. (Notes inédites de Michel de Saint Martin).

- La mort n’est en réalité qu’une apparence, une formalité dans le grand mouvement d’ensemble, qu’elle n’a même pas dans le visible, plus d’importance que d’aller au guichet d’une gare pour prendre le billet permettant d’accéder au train que nous attendons puisque nous devons, à temps marqué, tous le prendre. Aussi nos préoccupations inquiètes sont en cela un manque de confiance nous empêchant de ressentir ce qui se passe déjà à la naissance, et forcément plus au départ, en ces modifications discrètes que provoque ce glissement de l’invisible jusqu’à notre planète, en ces effluvent modifiant imperceptiblement le cours des choses. Le défunt retrouve ses parents et amis pour l’accueillir. Quelques fois, c’est le Maître Lui-même qui vient pour recevoir notre âme et la diriger vers l’endroit où, rendant ses comptes, elle doit, sous une autre forme, continuer à œuvrer puisque vous savez que l’action ne cesse pas. Quand à pouvoir expliquer l’aspect, tout autre, de la vie passé le voile, c’est d’autant plus impossible que les modes d’activités ont un rythme différent et, n’ayant plus les limites de nos trois pauvres dimensions terrestres, toutes comparaisons restent vaines. Cependant, rien dans tout cela ne peut attrister, au contraire, nous devrions aspirer et nous prêter à ces heureuse périodes de changement. (Notes inédites de Michel de Saint Martin)